Oui mais c'étais sans compter sans Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. De son côte elle estime que la France se doit d'être particulièrement vigilante sur les effets du BPA. Du coup elle a demandé à l'Afssa de reprendre l'expertise sur ce dossier en y incluant les dernières analyses.

Il y a quelques semaines le "Réseau Environnement Santé" déclarait que la position de l'Afssa (qui reproduit celle de l’Autorité européenne de sécurité des aliments) revenait à mettre de côté 90 % des études scientifiques qui démontrent un impact sanitaire du BPA et que la norme européenne est à un niveau beaucoup trop élevé "Ces agences ne retiennent que les études menées par l’industrie, lesquelles concluent à une absence de risque. Cela pose un problème de déontologie de l’expertise, dont les conséquences sont gravissimes" indiquait alors le communiqué du RES.

Aujourd'hui le "Réseau Environnement Santé" se félicite bien sûr de cette décision. En attendant les nouvelles conclusions de l'Afssa et une éventuelle modification de la législation, il vous recommande de privilégier le choix d'un biberon en verre ou en plastique sans BPA (tous les fabricants en proposent désormais) et dans tous les cas de stocker la nourriture dans le verre, la céramique ou dans des contenants à base d’acier inoxydable. Il vous recommande également d'éviter de chauffer de la nourriture ou des liquides dans des contenants en plastique.

Pour reconnaître le BPA , regardez les étiquettes des contenants en plastique, des cannettes et même des boîtes de conserve. Il vous est conseillé d'éviter les plastiques avec les codes de recyclage n° 3, n°6 ou n°7.

Rappelons que le Réseau Environnement Santé parle de nombreuses études scientifiques concluant à l'implication du BPA dans des problèmes sanitaires majeurs tels que : cancer, atteinte de la reproduction, trouble du comportement, diabète et obésité.