L’Afssaps, en liasion avec la DGCCRF, se devait donc de mener l'enquête sur ces produits déjà particulièrement surveillés. Aujourd'hui le rapport est tombé et montre que la plupart de ces produits répondent aux normes en vigueur. Pas de danger particulier donc pour les enfants lorsque ces produits sont appliqués dans les conditions normales ou normalement prévisibles d’utilisation. C'est vrai pour la composition, la qualité microbiologique, l'étiquetage et le contenu du dossier réglementaire.

Toutefois une précision a toute son importance, leur utilisation est fortement déconseillée chez les prématurés.

A ce sujet, Jean Marimbert, directeur général de l’Afssaps déclare : « Le système immunitaire de ces enfants n’est pas encore développé et la pénétration cutanée des produits est plus facile. Bien que nous n’ayons pas la preuve de la dangerosité des cosmétiques, nous estimons préférable, au titre du principe de précaution, de ne pas les utiliser chez les prématurés ».

Ces conclusions de l'Afssaps ont fait réagir le C2DS qui a indiqué que que la réglementation européenne évoqué par par l’Afssaps, était jugée « obsolète » par l’ensemble de la communauté scientifique internationale.

Le comité réclame davantage d'efforts en terme d’information aux femmes enceintes, de transparence des étiquettes et de traçabilité des substances utilisées.