Pour en revenir à cette nouvelle étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue spécialisée "Archives of Disease in Childhood", les enfants qui font la sieste l'après-midi passeraient selon cette étude de moins bonnes nuits.

La sieste, principalement chez les enfants âgés de plus de deux ans, influencerait ainsi négativement le sommeil nocturne. Les enfants mettraient plus de temps que les autres à s'endormir, auraient une durée de sommeil écourtée et une qualité détériorée.

Et pourtant voici ce que préconise en France le Ministère de l'Education Nationale :

Le respect des cycles du sommeil de l’enfant est indispensable à l’école maternelle. La réforme des rythmes scolaires vise à mieux prendre en compte les besoins physiologiques de l’enfant et elle doit toujours respecter ses besoins de sieste.

Si les besoins de chaque enfant sont variables, il importe de prendre en compte les besoins généralement constatés :

- le temps de sommeil d’un enfant de 2 ans est environ de 13-14 heures et de 12 heures pour les enfants de 3 à 5 ans.

- jusqu’à l’âge de 4 ans, la majorité des enfants a besoin d’un temps de sommeil dès la fin du déjeuner : une sieste d’une durée d’une heure trente à deux heures correspond à un cycle de sommeil et permet à l’enfant de se sentir reposé.

- Le respect de ces besoins assure l’équilibre des enfants et leur permet d’être disponibles pour les apprentissages.

Comme cela se pratique habituellement, il convient de coucher l’enfant après le repas sans attendre la fin de la pause méridienne. Il faut permettre aux élèves de dormir pendant une heure trente à deux heures pour satisfaire leur besoin de sommeil.

L’organisation de la sieste doit pouvoir se faire avec toute la souplesse nécessaire à la prise en compte des besoins de chaque enfant, qui évoluent entre 2 et 5 ans. La sieste des élèves de 2 et 3 ans prime, sauf exception, sur d’autres activités.

Pour les élèves de moyenne section, elle n’est pas obligatoire, cela dépend des besoins de l’enfant (le mois de naissance, les habitudes familiales, etc.) et peut évoluer durant l’année. Il peut être proposé un moment de repos, les élèves n’étant pas forcément couchés, mais pouvant être regroupés dans un endroit calme avec des activités d’écoute ou de lecture.

Pour les élèves de grande section, il n’y a pas de pratique systématique de la sieste. Un réveil progressif et échelonné peut permettre aux jeunes enfants un accès adapté, à leur rythme, aux activités scolaires de l’après-midi.

Comme cela s’est toujours fait, on peut être parfois conduit à réveiller doucement un enfant si son sommeil se prolonge trop l’après-midi afin de ne pas compromettre son sommeil de la nuit.

Enfin, comme cela est déjà recommandé, un enfant qui ne dort pas au bout d’environ 20 minutes doit pouvoir se lever tout en pouvant bénéficier d’un temps de repos qui n’est pas la sieste.

Alors que doit-on en conclure ? Faut-il pas imposer la sieste à nos enfants ? Le débat n'est pas prêt de se terminer.

Photo : Public Domain/ Albert Anker